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Téma ! : le festival qui met des clips au ciné

Téma ! : le festival qui met des clips au ciné

Téma NewTone

Le 30 Janvier, au MK2 Quai de Loire, NewTone a vu des clips sur grand écran. Et ça, c’est grâce aux 4 organisatrices du Téma ! festival. Voilà leur histoire.

Un clip de la sélection 2020

Si ça n’existe pas, crée-le.

T’as pas le choix.

Et c’est vrai que c’est dommage. Regarder des clips sur des écrans d’ordinateur, ou de téléphone, c’est presque criminel, parfois. Mais, au bout de chaque frustration se trouve une solution. 

Les 4 créatrices du festival TEMA ! sont venues à bout de celle-ci, avec une idée qui sonne comme un rêve :

On va mettre du Kendrick Lamar au ciné

Les clips, ces oeuvres d’art

Certains clips, comme ceux de PNL, Angèle, ou encore Travis $cott, sont devenus des événements marquants, collectifs et sans frontières. “T’as vu le dernier clip de Laylow ?” est le genre de question qui crée et renforce des liens sociaux.

Sélection de 2019

S’ils peuvent prendre tant d’ampleur, c’est grâce à ce format, court et extrêmement accessible. Pour autant, c’est un obstacle à leur perception comme véritables objets d’arts.

C’est un genre à part entière, qui se distingue du cinéma ou du court métrage.

Le clip est une discipline qui a ses génies propres, comme Charlotte Abramow (La Loi de Murphy – Angèle) ou Adrien Lagier & Ousmane Ly (Rêves Bizarres – Orelsan ft. Damso). Des agences comme Panamaera déploient tous les moyens existants, du plan séquence au plan drône en passant par les effets spéciaux, pour réaliser des clips inoubliables. Même les réalisateurs de cinéma, comme Martin Scorsese ou Kim Chapiron s’y essaient, acceptant de nouvelles contraintes en accédant à de nouvelles libertés.

 Si tu compares le nombre de vues au nombre d’entrées au box office de certains films, c’est pas mal.

Un problème de représentation ?

Malgré cela, on attribue souvent le clip aux artistes qu’ils représentent. Les personnes derrière la réalisation, la décoration, le casting ou encore l’étalonnage des clips s’effacent derrière eux.

Cela fait partie de l’exercice : la finalité du clip est de mettre en avant la musique par l’image et non l’inverse.

Ca repose sur la synesthésie : un rapport musico-visuel qui crée quelque chose de nouveau.

Sélection 2020

Pourtant, certains relèvent de telles prouesses qu’ils méritent d’être reconnus au même titre que le cinéma. Qu’ils méritent d’être vus dans des conditions qui font honneur à l’image. Qu’on parle d’eux comme des oeuvres à part entière. Qu’on parle de ceux et celles qui les ont imaginés et créés.

Le festival TéMA ! rétablit cet équilibre.

Une soirée d’exception

Le temps d’une soirée, c’est le visuel qui prime. Sur grand écran, dans des gros fauteuils de cinéma, et avec plus d’enceintes qu’il n’y a de coins dans la pièce, on pourra découvrir une sélection inédite de clips.

Plus qu’un événement culturel fédérateur, c’est une expérience unique. C’est la première fois que vous devrez pivoter votre nuque pour voir les détails d’un clip. Les oeuvres prennent alors une nouvelle dimension et soulèvent de nouvelles questions.

Pour y répondre, TéMA ! fait intervenir les personnes en charge de la réalisation.

Du projet d’école au festival

Au départ, c’était simplement un projet d’école. D’une carte blanche offerte au Ciné 104, à Pantin, les créatrices de TéMA ! sont parvenues à amener leur idée dans l’un des cinémas les plus fréquentés de la capitale.

On se démerde seules maintenant.

Dès sa 2ème édition en 2019, l’initiative a séduit le MK2 Bibliothèque. D’abord sceptiques face à la nouveauté, ils ont été contraints d’allouer la plus grande salle pour faire face à la foule. Comment elles ont réussi ? 

Franchement, au culot.

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Il fallait y croire. Maintenant, c’est une évidence : le clip est un genre qui plaît et qui attire ; les grands écrans doivent se mettre à leur service.

Thème 2020 : Quand le clip fait corps

Comme tout art, le clip est révélateur de réalités sociales. Or, la question du corps, de ses représentations et de ses perceptions est particulièrement retentissante aujourd’hui. Elle révèle des tabous et des inégalités autant que des opportunités de progrès pour l’humanité.

Les clips en sont un vecteur tacitement puissant. Ainsi, le 30 Janvier, TéMA ! nous présentera “Quand le clip fait corps”.

Ce thème s’est imposé comme évidence suite à un ensemble de chocs. Parmi eux, le clip de Blurred Lines, sorti en 2013. Il mettait en scène des chanteurs élégamment costumés et des femmes peu ou pas vêtues. Sur un air qui dit “You’re a good girl”, l’une d’entre elles se fait souffler la fumée d’une cigarette au visage.

Les filles sont déshumanisées. On les voit, mais c’est juste pour les montrer.

On peut le percevoir de mille manières. Positivement, par satisfaction esthétique ; négativement, par déception humaniste ; passivement, par indifférence… L’important, c’est l’information qui se cache derrière. Et parfois, elle est mal traitée.

YouTube autorise les corps dénudés mais censure des fruits lorsqu’ils “représentent métaphoriquement des vulves”. 

Et ça, c’est pas normal.

Le choix de ce thème permettra de montrer des clips qui présentent le corps sous d’autres rapports. D’ailleurs, Téma ! l’a compris : ce n’est ni un problème de femmes, ni un enjeu féministe. Le corps et le rapport que nous y attachons influe sur tout humain.

Il y a plein de trucs géniaux qui se font. C’est ça qu’on veut montrer.

On se voit à la prochaine édition !

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