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Chineurs de Rap x NewTone : la sélection d’octobre!

Chineurs de Rap x NewTone : la sélection d’octobre!

LinLin chineurs de rap

Avec les potos de Chineurs de Rap, on est corda que les chiffres mentent, pas la qualité. Alors chaque mois, on se donne rendez-vous ici pour une sélection faite par leur équipe de diggers ! Découvre ici les 5 sons chinés par Chineurs de Rap ces dernières semaines.

Campesino – Stones & Keanu

Sélectionné par @bogoss2tess et voilà ce qu’il en dit :

“Après avoir planté « LA GRAINE » plus tôt cette année, Campesino semble savoir où il va, sans oublier ni renier d’où il vient. Son nouvel EP ouvre une porte sur son passé, bercé par le chant des cigales. Sa voix teintée de mélancolie berce à son tour nos oreilles et nous invite à voyager dans « LES CHAMPS DE PAPA ». On a maintenant envie d’ouvrir la porte du futur afin de découvrir ce qu’il nous réserve pour la suite.”

C’est ainsi que PE, fraîchement arrivé dans l’équipe CDR, nous présentait il y a quelques semaines Campesino, à travers une publication dans notre format des Chineries de la Semaine. Le moins qu’on puisse dire, c’est qu’il a su attirer mon attention avec ce pitch, PE. Depuis lors, je ne me lasse pas d’écouter la musique personnelle de Campesino, qui nous transporte dans la réalité d’une ruralité dure mais néanmoins si belle. Sans qu’on dispose de plus d’informations sur le talentueux rappeur, on se retrouve très rapidement à se sentir proche de lui, sa musique suintant la sincérité. Son phrasé juste, son sens de la formule aiguisé, constituent les contours d’un univers singulier qui prend aux tripes et qu’on vous invite à découvrir de toute urgence !

L’oracle – Orwell

Sélectionné par @bogoss2tess et voilà ce qu’il en dit :

Avec le 93 comme étendard, L’Oracle porte un style sans concession depuis 2015. Après avoir pendant longtemps fait ses classes dans une rythmique boom bap, il s’ouvre à de nouveaux horizons dès 2017. Un an après la sortie de son dernier morceau, il revient en cette période austère avec un son poisseux et des rimes toujours très “orwelliennes”. Les piques sont nombreuses envers toutes sortes de mouvements, de pseudo-démocratie et d’influenceurs. Les placements se rapprochent beaucoup de l’école Time Bomb et son flow est vandale, tout comme ces 3 premières lettres que L’Oracle placardent partout.

Deep Kelins – O Frevo

Sélectionné par @valentindltr voilà ce qu’il en dit :

Il est de ces journées où ton algo Youtube (= ma bible), te rappelle à quel point 15 ans de chineries accumulées, ça valait sacrément le coup. Ça valait sacrément le coup de “sacrifier” des milliers d’heures à écouter du son plutôt que de développer mes capacités sur FIFA. Ca valait sacrément le coup de monter des playlists sans queues ni têtes, perdues au fond des méandres de l’internet ou d’un disque dur externe oublié dans un carton du grenier. Ça valait définitivement le coup quand, aujourd’hui, ton algo te ressort par “enchantement” des jeunes MC touchés par la grâce du Gadaaam’ Dieu de la musique. Ce genre de sons écoutés y a quelques années, qui t’avait déjà chamboulé, mais que tu avais un poil oublié, et qui aujourd’hui redébarque dans ta vie sonore avec un PUTAIN d’album. C’est ce qui s’est passé avec l’immense talent que se traîne Deep Kelins, jeune MC toulousain, et l’émanation poetico-chamanique qu’est son album JDSLP

Deep Kelins c’était déjà à l’époque de ces premiers Malabar un artiste qui se démarquait des autres avec un univers sonore décalé de la soupe qu’on nous sert de partout. Mais “décalé”, à la bien. Pas péjoratif pour un poil ! Non, non ! Un MC qui maniait déjà les mots avec une attitude folle, un flow de ricain bein éduqué, et qui abordait des thèmes pertinents, parlants à tous, avec souvent un égo-trip intelligent. Le tout accompagné par une bande sonore légère, aérienne tout en étant foutrement percutante quand il faut l’être. En témoigne les morceaux Deep Jeep et Goddman qui reflètent bien le truc et que je vous encourage fort à écouter fort (x4) !

JDSLP, je ne lui ferai  pas l’injure de dire que c’est “l’album de la maturité”, où toutes autres genres de formules moisies qui sentent fort le rance et les brides générationnelles. Comme si on pouvait pas déjà faire de la qualité à 15 piges. Tu nous parles pas d’âge, en fait, on est pas chez Drucker. 

S’il y avait encore à prouver au réac de l’auditoire que le rap fait entièrement et complètement partie de la Musique avec un grand M, JDSLP est juste l’album idoine. Et si ça ne suffit toujours pas, grand coup de Docks dans la carafe. 

En effet, cet album est une composition musicale qu’on entend que beaucoup trop rarement dans ce jeu. Les derniers que j’ai entendu faire des choses comme ça, ce sont aussi des toulousains qui se nomment MANDARINE, et le collectif ciste du Groove de l’Empereur. Ici, Deep Kelins se régale d’une fusion musicale que, là non plus, je ne lui ferai pas l’injure de classer dans un style ou un autre (“J’emmerde l’industrie / J’emmerde les styles de musique / Y a des catégories Rap Chill, Rap Beuh / Met moi dans la catégorie Rap pour faire des fractures / Catégorie j’ai du mal à payer toutes mes factures” – JE DANSE SOUS LA PLUIE). Non ici on est juste face à un jeune qui a grandi dans une famille qui le berce à une culture musicale acoustique, jazz, rock, pop, bossa, andalouse, oriental, latino, … Tout ça et tant d’autres ! Tout semble être passé par ses esgourdes et tout semble aujourd’hui se retrouver dans cet album. Que ce soit sur le son d’une guitare stellaire, de percus chaudes et enveloppantes, d’un synthé mélancolique mais accueillant, le MC ride sur une vague de fusion instrumentale tout en y intégrant subtilement mais très pertinemment des vibes de trap enchanteresse dans ses prods. Il kick aussi fort qu’il est doux et subtil dans sa manière de pousser la chanson. 

Cet album est un mélange vivant et organique, frais et mélancolique, plein de candeur et d’amour, comme il peut être aussi désabusé et afficher une noirceur certaine. C’est un perpétuel jeu d’équilibriste entre plein d’émotions contradictoires. Le tout servi par une aisance lyricale poétique et ultra incarnée qui aboutit à une expérience immersive à souhait et une ambiance sonore fantastique. On se surprend souvent en plein songe et en réflexion constante à l’écoute de cette transe symphonique. 

Deep, merci et bravo, pour les émotions, les cassages de nuques et les poils sur les bras. Bonne écoute mes chineurs.

LinLin – KISS x3

Sélectionné par @valentindlr et voilà ce qu’il en dit :

Après avoir sauvagement bombardé le premier, et déjà légendaire, Halftime du, non moins légendaire, collectif Gather, on trouve que LinLin et plus généralement les Graffiti Boys Radio, n’ont pas du tout la reconnaissance qu’ils méritent. Alors on rebadigeonne la tartine pour ces chineries du mois d’octobre. 

Après trois-quatres morceaux foutrement équipés R’n’B (si vous voulez senitr la douceur du miel et des effluves de chicorée, je vous conseille le sensuel “EFFET CAFÉ”), on a retrouvé il y a quelques mois LinLin dans un registre beaucoup plus futuriste et déstructuré avec le morceau “WONDERLAND”. Suivi, quelques temps après, de “KISSX3”. 

Ce dernier est une avalanche sonore truffée de kick-snare robotiques et d’auto-tune digitales comme si on entendait un vieux jeu vidéo analogique, type Megaman, nous chanter dans les oreilles. Les basses grondent comme les réacteurs de l’Étoile Noire et les synthés sont grinçants, donnant cet effet rétro-futuriste comme dans les meilleures bandes originales de film de SF. 

Avec Linlin et ses propositions sonores comme visuelles, on est embarqué dans une univers cyberpunk dont on a tout simplement pas envie de repartir. 

Merci pour le voyage ! 


Bonne écoute mes chineurs. 

021 – ALABASTA

Proposé par Tito, et voici ce qu’il en dit :

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Les débuts réussis sont assez rares dans le rap, et pourtant ceux que je vais vous narrer aujourd’hui le sont sans aucun doute. 

Alors qu’il n’avait encore rien publié sur les plateformes de streaming, 021 a débarqué sans prévenir un 13 Octobre avec un double EP. Sacré défi pour un premier jet, mais qu’il a su relever haut la main, permettant ainsi de montrer toute l’étendue de sa palette. 

Le premier projet, SUE, s’inscrit définitivement dans la lignée du New Gen. Des flows techniques et aiguisés, parsemés d’envolées lyriques  très bien portées par les prod et les effets de voix. L’alchimie rappeur/beatmaker fonctionne parfaitement. 

Le deuxième EP, NÉVÉ est quant à lui beaucoup plus froid et sombre. 021 s’essayant même des retours aux sources bienvenus dans un style beaucoup plus boom bap. Les lyrics assez enjoués et ambitieux laissent place à un vocabulaire beaucoup plus nostalgique et sombre. La voix autotunée et les prod assez électroniques laissent quant à elles place à quelque chose de beaucoup plus brut qui vient bien servir le propos. 

021, un rookie à suivre de près!

Atari Hanzo – Tekkon

Sélectionné par @bogoss2tess voilà ce qu’il en dit :

À tout juste 19 ans, Dina Ayada est en train de se faire une place dans l’industrie musicale avec sa musique aux multiples influences, où prévaut un amour du rap américain contemporain, amour qui l’a d’ailleurs amené à rencontrer Kanye, Playboi Carti, Ty Dolla $ign, pour ne citer qu’eux. Quand on découvre l’univers de Dina, on comprend mieux pourquoi la jeune marocaine résidant en Belgique a rapidement attiré la lumière des projecteurs. Bien qu’elle ait baigné dans la musique toute sa vie, c’est en 2023 qu’elle commence à sortir des singles – dans un premier temps – sur les plateformes de streaming. Tous ont rencontré un beau succès auprès du public, poussé par sa parfaite maîtrise de l’anglais et sa connaissance des codes du rap et de la pop US, et se retrouvent désormais dans le premier EP de Dina, “SUPERSTAR!”, sorti vendredi 3 novembre.

Pour ma part, c’est sur “Girls Cry 2!” que je découvre l’artiste : un titre puissant, qui rappelle que la vulnérabilité n’est pas un signe de faiblesse, et qui encourage à l’émancipation en rappelant qu’il est important de laisser parler ses émotions. La production entraînante, la voix éthérée de Dina, le refrain entêtant, le texte chargé émotionnellement, m’ont mis une belle claque. Le tout est merveilleusement porté à l’image, l’artiste nous faisant déambuler à ses côtés dans les rues et paysages marocains, avec des couleurs vibrantes, à l’image de sa musique, qui est une invitation à voyager dans un univers musical riche et diversifié. 

On pourrait s’attarder longuement sur le parcours de Dina et sur ce premier EP mais le mieux est encore que vous alliez le découvrir par vous même. Bonne écoute mes chineurs et chineuses ! 🙂 

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